Nos actualités

Vendredi, mai 27, 2016
Diffusé par l’Alliance ATHENA en mars 2016, ce rapport confirme la richesse de la recherche en SHS française sur des sujets liés aux radicalisations et au terrorisme contemporain. Sa sortie répond à la demande que Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a adressé à Alain Fuchs, président de l’Alliance ATHENA, suite aux événements parisiens de novembre 2015. Le rapport met en lumière une liste non-exhaustive de travaux de recherche abordant notamment les questions du pluralisme religieux dans la France des années 2010, du terrorisme comme organisation et comme économie et les vecteurs de radicalisation. Recherches sur les radicalisations, les formes de violence qui en résultent et la manière dont les sociétés les préviennent et s’en protègent formule en outre, des propositions concrètes en faveur du transfert des travaux de recherche vers les décideurs publics. Afin qu’ils puissent générer « des actions immédiates et concrètes » l’Alliance ATHENA propose de mettre en place une « interface opérationnelle » : l’outil Athéna TRANSFERT. L’intégralité du texte est à retrouver ici.         crédit photo : Isabelle Puaut | 22/365
Mercredi, mai 11, 2016
La plateforme fund┋it pour le financement et la mobilité internationale des chercheurs est officiellement lancée ! Une plateforme d'internationalisation de la recherche en SHS Vous souhaitez effectuer un séjour de recherche à l'étranger ? Vous voulez venir en France effectuer un séjour de recherche ? Vous cherchez des bourses et financements européens ou internationaux pour votre projet de recherche ? La fondation RFIEA a développé, en partenariat avec la FMSH et le soutien du CNRS, la plateforme d'internationalisation de la recherche en SHS fundit.fr. fund┋it centralise sur un seul site tous les appels à candidatures relatifs à des séjours de recherche en France et à l'étranger ainsi que tous les appels à projets pour obtenir des financements pour une recherche individuelle ou collaborative. Aujourd'hui fund┋it offre l'accès à plus de 90 séjours de recherche en France et à l'international, 40 financements de projets individuels et plus de 200 financements de projets collaboratifs pour plus de 350 m€ ! Depuis décembre 2015, plus de 900 appels ont été relayés, et plus de 700 institutions recensées. Des outils pour vous accompagner Pour vous accompagner au mieux dans vos recherches, fund┋it met à votre disposition : un compte personnel sur fund┋it, pour recevoir alertes et mises à jour en fonction de votre profil un blog, qui relaie conseils, témoignages et interviews des pages Facebook et Twitter pour suivre aisément la publication de nouveaux appels une communauté Linkedin pour échanger et mieux s'informer sur les appels une newsletter mensuelle qui présente les principales nouveautés   Rejoignez la communauté fund┋it          
Jeudi, février 25, 2016
L’observatoire des sciences humaines et sociales consacre une série de portraits aux directeurs et directrices de recherche en SHS, afin de mieux comprendre l’évolution et la diversité de leurs disciplines. Vincent Gouëset est professeur de géographie ; il dirige l’UMR ESO–CNRS où sont étudiés les liens entre espaces et sociétés. C’est avec une grande liberté de parole qu’il partage avec nous son point de vue. Après deux sonneries téléphoniques, la voix dynamique de Vincent Gouëset jaillit du haut-parleur : « J’attendais votre appel » précise-t-il après un bref échange de courtoisie. Le directeur de l’ESO (Espace et Sociétés) dirige depuis quatre ans une unité interdisciplinaire consacrée aux divisions sociales de l’espace et aux inégalités territoriales. « Nous sommes centrés sur la géographie sociale, sur l’aménagement et la sociologie. D’autres disciplines du secteur SHS comme l’info-com, la psychologie et l’économie sont également mobilisées ». Cette Unité Mixte de Recherche rassemble 260 chercheurs, doctorants et personnels de soutien à la recherche, sur cinq sites de l’Ouest de la France. C’est l’un des principaux laboratoires de géographie sociale en France. Lorsqu’on l’interroge sur la génèse de son parcours, le directeur de recherche évoque une « fascination adolescente » pour l’Amérique latine. « J’ai passé mon bac l’année où Gabriel García Márquez a reçu le Nobel de littérature » fait-il remarquer, malicieusement. Vincent Gouëset a alors 18 ans et rêve de partir travailler « là bas ». Il y parviendra six ans plus tard, en 1988. « C’était une autre époque, il n’y avait pas encore Internet et nous étions en immersion, coupés de tout (...) c’était là tout l’attrait et la difficulté de cette situation ». Entre 1993 et 2003, il intervient en tant que maître de conférences à l’Université Rennes 2, après quoi il devient professeur de géographie et directeur du RESO (composante rennaise de l’UMR ESO). C’est à ce moment là que commence son parcours dans l’administration de la recherche : « C’était à la fois exaltant et stressant de se retrouver aux manettes aussi vite ». Aujourd’hui Vincent Gouëset s’est « un peu détourné de la recherche » afin de pouvoir porter celle des autres. « Je viens tout juste de boucler le dossier de renouvellement quinquennal du HCERES*, cette mission est la plus importante de mon mandat, elle représente un an et demi de travail (...) pour autant elle n’est pas valorisable comme publication scientifique ». Une évolution technocratique Sans demi-mesure, le directeur évoque alors « l’univers technocratique » qui entoure l’administration de la recherche en France. De son point de vue, « les réformes accumulées depuis 2007 » ont fragilisé la communauté SHS et sa stabilité budgétaire. Parmi les exemples qu’il cite, apparaît la Loi relative aux libertés et responsabilité des universités, dite loi LRU. « Toute cette normalisation a détourné le monde français de la recherche (...) elle l’a canalisé vers l’ANR et écarté des contrats européens » considère-t-il, amer. C’est avec la même sévérité qu’il juge les conséquences du déploiement d’Horizon 2020, le programme européen de la recherche et du développement. « H2020 nous pousse à justifier d’une efficacité sociale immédiate ou forte pour l’économie (...) cet utilitarisme est assez grotesque, il marginalise la recherche fondamentale en SHS ». Au sujet des structures concernées par ce programme, Vincent Gouëset poursuit : « de plus, nous devons admettre qu’il a été conçu dans un jargon et avec des lourdeurs administratives tout à fait dissuasives ». Dans ce contexte, quid de l’engagement de l’Alliance ATHENA ? A cette question le directeur d’unité répond sans duplicité : « Excusez-moi mais, pour nous, l’alliance occupe un rôle assez lointain et peu concret ». Malgré la teneur de ses prises de position, c’est avec enthousiasme que Vincent Gouëset envisage la poursuite de ses travaux personnels : « Je veux continuer sur l’Amérique latine et comparer ce travail avec celui de chercheurs mobilisés sur d’autres aires géographiques ». Les thématiques qu’il explore actuellement concernent les inégalités sociales dans l’espace urbain et les rapports sociaux entre différentes classes d’âge. Des sujets voués à s’étoffer car, comme il le dit, « il est important qu’un directeur d’unité n’abandonne pas ses recherches personnelles ».   *HCERES : Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur
Mardi, octobre 27, 2015
L’observatoire des sciences humaines et sociales consacre une série de portraits aux directeurs et directrices de laboratoires SHS, afin de mieux comprendre l’évolution et la diversité de leurs disciplines. Thierry Poibeau, directeur du LaTTiCe depuis trois ans -le laboratoire des langues, textes, traitements informatiques et cognition- revient à cette occasion, sur les projets qu’il conduit. Montrouge, au sud de Paris. Une grande façade en béton éclipse les campus de chirurgie dentaire et de l’Ecole Normale Supérieure. C’est ici que Thierry Poibeau et son équipe agitent et sondent les nombreuses ramifications du langage. Le directeur de recherche évoque ces études depuis son bureau personnel, un espace modeste et lumineux dans lequel chaque élément du mobilier fait office de bibliothèque. « Le LaTTiCe travaille essentiellement sur l’écrit » précise-t-il avant d’avaler une grande gorgée de café, « ici on s’intéresse à la partie visible des textes. Et puis au reste ». Le reste, c’est tout ce que nos mots suggèrent. Car en dépit des définitions que leurs donnent les dictionnaires, nos mots demeurent ambigus. Par exemple, «avocat» peut désigner un fruit ou un métier et « danse » peut être considéré comme un verbe ou comme un nom. « L’endroit qu’ils occupent dans une phrase est également significatif et tout ça crée un effet combinatoire complexe » s’amuse le directeur de recherche. « En plus il n’y a pas de théorie du sens, donc on ne sait pas combien il y a de sens par mot ». Aussi, il est souvent difficile d’extraire une information précise à partir d’un texte non structuré ; un système peut faire remonter un terme, mais pas toujours dans sa bonne acception. Thierry Poibeau s’emploie à comprendre et changer cela : « le but ultime est de remplir des bases de données, avec des champs qui incluent une dimension sémantique ». C’est cette fascination pour le Traitement Informatique des Langues (TAL) qui l’a conduit ici : « après avoir soutenu ma thèse j’ai travaillé dans le privé ; c’était une expérience intéressante, mais je m’éloignais de la linguistique ». Alors en 2010, Thierry Poibeau pousse la porte du LaTTiCe. « Travailler différemment et lancer de nouveaux thèmes » Le chercheur souhaitait collaborer avec des linguistes purs. « Je suis venu ici pour de nombreuses raisons, l’une d’entre elles était la présence de Bernard Victorri ». Bien qu’ils n’ont rien publié ensemble, leurs échanges ont été enrichissants car ce dernier « s’est beaucoup penché sur l’origine du langage, d’ailleurs il était l’un des rares en France à faire ça ». Au delà de ça le LaTTiCe a été, pour Thierry Poibeau, une occasion de « travailler différemment et de lancer de nouveaux thèmes ». Avec une équipe de 40 personnes, il s’est alors intéressé aux humanités numériques et à la modélisation de l’évolution des langues. Ce goût pour l’innovation leur a permis de s’inscrire dans les dynamiques de recherche européennes actuelles. « Nous travaillons dans le cadre d’H2020 avec le laboratoire Sony-CSL. A partir du programme ERA-NET nous avons développé le projet Atlantis ; l’idée est de comprendre comment un robot va apprendre à parler ». Mais lorsqu’il développe des travaux plus personnels, c’est à ses publications et aux langues finno-ougriennes que Thierry Poibeau se consacre. En souriant, il admet volontiers qu’il s’est « pris d’amour pour ces langues il y a deux ans ». Qu’il s’agisse du finnois, de l’estonien, du hongrois ou du lapon, le directeur de recherche en est convaincu : « étudier l’évolution d’une famille de langues aux origines communes, est quelque chose de fascinant ».
Mercredi, avril 1, 2015
Au mois de décembre 2014, l'Observatoire des Sciences et Techniques et l'Alliance ATHENA se sont rapprochés pour mettre en commun leurs forces et méthodes d'analyse afin de travailler à une meilleure caractérisation de la recherche française en sciences humaines et sociales. Dans leurs propositions d'orientations de programme de travail, deux axes de collaboration ont été identifiés pour compléter la caractérisation des compétences en SHS. Caractérisation déjà entamée par la constitution de la première base de données des unités de recherche SHS française. Analyse des thématiques de recherche des projets financés par l'ANR A l'aide d'outils de text mining (analyse de données textuelles), les titres et résumés des projets à dominante scientifique en SHS financés par l'Agence Nationale de la Recherche vont être analysés afin de les comparer aux thématiques de recherche traitées par les unités de recherche SHS. Cette analyse sera par la suite complétée par celle des thèmes émergents dans les projets financés par d'autres institutions, notamment par l'Union Européenne. L'objectif : cette analyse doit permettre de montrer et de mesurer les thématiques qui ont déjà été soutenues par l'ANR depuis sa création et les réponses des laboratoires. Elle doit permettre de détecter les sujets de recherche émergents et de dégager, en creux, les thématiques orphelines. Des comparaisons sont envisagées avec les thématiques soutenues par les appels d'offre européens. Explorations de l'activité scientifique en SHS à partir de BDD ouvertes et dispositif de moissonnage Il a été envisagé d'examiner l'image d'une communauté spécifique telle qu'elle peut être appréhendée via une bdd ouverte (HAL SHS, ISIDORE) ou encore un dispositif de moissonnage sous Google scholar, et de faire réagir cette communauté scientifique à l'image obtenue en termes d'activité scientifique via cette méthode. L'objectif : proposer de nouvelles méthodes de caractérisation de l'activité scientifique qui permettent de cerner différents aspects de l'activité scientifique d'une communauté scientifique dans le domaine des SHS.

Trouver une unité de recherche

SHSlab, l'annuaire des unités de recherche en SHS

Ce service vous permet d'effectuer une recherche ciblée afin de trouver le laboratoire ou la thématique de recherche de votre choix. Mots-clés, disciplines, laboratoires... découvrez les activités et unités de recherche en sciences humaines et sociales.

Une plateforme d'informations sur la recherche en SHS

L'Observatoire des Sciences Humaines et Sociales recueille et analyse les données portant sur les activités et moyens de la recherche en sciences humaines et sociales afin de rendre compte des évolutions et tendances de ce vaste champ scientifique.

 

Premier portail d'accès à l'ensemble des unités de recherche françaises en SHS, l'Observatoire se veut un outil au service des étudiants, des chercheurs et de tous ceux qui participent aux réflexions, à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques et d’actions concernant le domaine des sciences humaines et sociales.

Visualisez les forces de recherche en SHS

L'option carte de l'annuaire vous permet de visualiser et localiser les activités de recherche par disciplines, enjeux de société ou grands domaines de recherche.

 

La recherche française en sciences humaines et sociales compte près de 1000 unités de recherche réparties sur l'ensemble du territoire. Au-delà d'une simple localisation des unités de recherche, l'option carte de la base de données des laboratoires permet de cartographier les compétences SHS.